C’ÉTAIT UN AMOUR TROPICAL

Self-portait & Text by CÉLINE D

AIMER

flash back #2006. 01:52 AM.

A l’improviste.

Quand Ludo rentre de sa dernière promenade du soir avec Dallas, notre « mini » bull terrier (enfin c’est ce que l’éleveur avait dit) et qu’il me demande de venir voir un truc dehors, à côté du parking, pas loin:

-A deux heures du mat’?!…

Lui, super excité, moi… super endormie. Bon,  je corne la page de mon Sublime Amour, j’quitte ma couette, j’enfile une paire de jeans sur mon pyj’ et feu! le plus content c’est Dallas.

Au loin dans la nuit, la voilà, cette grande chose un peu fragile, dans son pot trop petit et ses trois cheveux au vent.

Bah là je me demande bien comment on va faire pour la ressusciter la plante abandonnée, et aussi surtout à quel endroit on va pouvoir lui trouver une place au chaud, dans notre si petit appart.

« Elastica *», c’était notre vraie première plante en commun et on l’a toujours, on lui a trouvé un pot bien à sa taille, elle est longtemps restée notre favorite, elle prend encore plus de place, mais maintenant on en a un peu plus.

Depuis, nous, ce qu’on pense, c’est que les plantes, c’est la vie. Notre paradis en déborde, on cherche de la place pour encore en rajouter, toujours un peu plus. Dans toutes les pièces, sur tous nos meubles, partout, partout, tout le temps. On se verrait plus vivre sans, je crois qu’on se passerait du canapé mais pas d’elles.

On les bichonne, on les aime.

Ludo leur parle, même, des fois.

C’est dire.

 

 

*Ficus Elastica : très en vogue dans les années 70, le caoutchouc reste prisé pour sa robustesse et sa grande taille. A arroser modérément en été.